Les voies de pénétration du plomb dans l’organisme humain sont :
Le plomb absorbé passe dans le sang qui le distribue à divers organes et tissus tels que le système nerveux, le foie, les reins et les muscles où son temps de demi-vie est d’environ 40 à 60 jours.
Il se fixe également sur le squelette avec un temps de demi-vie de 20 à 30 ans.
La respiration ou l’absorption de ce poison violent provoque une intoxication grave connue sous le nom de saturnisme dont les conséquences pour la santé peuvent aller des douleurs abdominales jusqu’au décès, en passant par l’anémie et les déficiences rénales.
L’interdiction du plomb dans les peintures s’est faite en plusieurs étapes, dont les principales sont : à partir de 1913, interdiction de gratter et poncer à sec, puis en 1948, interdiction d’emploi de peinture à la céruse pour les professionnels.
Mais ce n’est que l’arrêté du 1er février 1993 qui prononce l’interdiction de mise sur le marché et d’importation des peintures au plomb, puis le décret du 23 décembre 2003 pour la mise en œuvre dans tous travaux de peinture.
La réalisation d’un diagnostic du plomb dans les peintures avant toute opération de travaux ou de démolition (y compris dans les bâtiments construits après 1948) est une obligation qui découle de l’article L.4121-2 du code du travail relatif aux principes généraux de prévention.
Le diagnostic est un outil d’évaluation du risque qui doit permettre à l’employeur de supprimer tout risque d’exposition des travailleurs par la mise en place de techniques et moyens adaptés au traitement des revêtements contenant du plomb qui ont été identifiés.